L'amélioration de la navigation de l'Yonne : 1837, les cartes de Jacques Chanoine

Barrage n°27, au gué de Villeperrot (Archives nationales, F/14/10083/1/22)

Barrage n°27, au gué de Villeperrot (Archives nationales, F/14/10083/1/22)

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Les travaux d'Alexis-Hubert Robillard sont repris par Charles-Antoine Poirée et Jacques Chanoine.

 

En 1834, Charles-Antoine Poirée, alors ingénieur en chef du canal du Nivernais, réfléchit à une manière de rendre navigable la rivière toute l'année à la jonction de la Loire et de l'Yonne.

Un barrage fixe aurait empêché l'écoulement et le flottage du bois. L'Yonne est une rivière traditionnellement flottable, réputée pour alimenter tout Paris en bois. Le système à l'éclusée utilisé depuis le XVIIème siècle ne convient pas ici.

 

 

Aussi, l'ingénieur imagine un nouveau type de barrage dit mobile, qu'il présente à l'Académie des sciences après l'avoir testé à Basseville et à Decize.

Ils fonctionnent en coordination avec les écluses qui sont utilisées lorsque les eaux sont basses : le barrage est modulable en fonction de la hauteur d'eau.

 

 

 

Ces barrages ont été améliorés par Jacques Chanoine.

L'ingénieur participe au projet d'amélioration de la navigation de l'Yonne entre 1836 et 1842, avec la mise en place des 35 barrages mobiles de type Poirée.

Ces barrages ont permis d'améliorer durablement la navigation des rivières et canaux.