Un projet de dessèchement à Argenteuil

Onglets principaux

Jean-Alexandre Chaillou, <i>Observations [...] sur les causes des fièvres épidémiques</i>, 1783

Jean-Alexandre Chaillou, Observations [...] sur les causes des fièvres épidémiques, 1783

Archives nationales, F/14/10078/1/19
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En 1783, les habitants d'Argenteuil se plaigent de nombreuses fièvres épidémiques.

Ils attribuent leur maladie à l'eau stagnante du faux-bras de la Seine. Cette partie de la rivière, à cause de la construction du chemin de halage, n'est plus assez alimentée.

 

 

Les ponts et chaussées sont donc sollicités pour remédier à ce problème.

Jean-Alexandre Chaillou, arpenteur général des eaux-et-forêts de Paris, établit un plan du faux-bras, accompagné de ses observations relatives aux causes des fièvres épidémiques.

 

 

Suite aux observations de l'arpenteur, l'ingénieur Lesage constitue un projet de canal pour assainir cet espace.

Les canaux de dessèchement ont plusieurs avantages : ils rendent salubre un habitat et créent des terres cultivables, tout en produisant le moyen de transporter les marchandises obtenues.

 

 

Ce type d'aménagement fait partie du travail de l'ingénieur.

Ceux-ci parcourent sans cesse à cheval leur généralité dans le but de surveiller les routes et les voies d'eau.

 

Ils rédigent des comptes-rendus qui recensent sur des cartes les obstacles à la navigation (rochers, bancs de sable), tout en évaluant le coût de désencombrement des rivières.

Les obstacles sont souvent liés à l'activité humaine : pêcheries, moulins, installations diverses sur le chemin de halage,etc.

 

Aux XVIIIème et XIXème siècles, aménager la rivière consiste à l'adapter aux besoins humains.