VAUVILLIERS, Charles Chrétien Constant (1780 – 1848)

Il entre à l'école polytechnique en 1798 puis à l'école des ponts et chaussées. En 1801, il est employé, en qualité d'élève, sur les opérations relatives à la machine hydraulique de l'hôtel des Invalides (pour l'alimentation en eau potable). Lors de la construction du pont des arts, il est chargé de veiller à la fabrication et l'ajustage des pièces en fonte dans les usines de l'Eure et de l'Orne. En 1803, il est attaché à la construction du pont d'Austerlitz, du quai aux fleurs et du quai et du port d'Orsay.
Nommé ingénieur en 1804, il est chargé de l'arrondissement de Douai. Deux ans plus tard, il obtient le grade d'ingénieur ordinaire et participe à la construction du pont de l'école militaire (aujourd'hui pont d'Iena). Sous les ordres de l'ingénieur en chef de la Seine, il participe à des projets tels que la construction du pont et de la route de Bezons en 1808 et aménage les quais de la Seine (fondation du quai et du port de Saint-Nicolas et abords des quais d'Austerlitz).
Il poursuit ensuite sa carrière comme ingénieur en chef du département de la Gironde, chargé de la création et de la construction du pont de Bordeaux en 1811 sous les ordres de l'inspecteur divisionnaire Deschamps. C'est à cette occasion qu'il rédige le projet général et supervise les fondations de 1811 à 1813. Il semble qu'il ne se soit pas entendu avec Deschamps car il quitte rapidement le projet malgré le fait qu'il y ait été remarqué par ses innovations.
En 1813, il est ingénieur en chef du département du Bas-Rhin, période d'instabilité politique et d'épidémie. Sa carrière va prendre un tour plus militaire : il construit des hôpitaux et des bâtiments pour l'armée. Il s'occupe lui-même de faire couper puis rétablir des ponts stratégiques et participe même à des missions spéciales dont nous n'avons pas le détail. Chevalier de la légion d'honneur en 1814, il est attaché à l'armée comme colonel du Génie et dirige des travaux de fortification et de casernement.
Après la guerre, il réalise des travaux de régularisation du cours du Rhin et entre 1825 et 1830, il est chargé du service du canal de Berry. Il est nommé en 1828 inspecteur de l'école des ponts et chaussées, puis inspecteur divisionnaire chargé de l'inspection de l'Est. En 1842, devenu inspecteur général, il est chargé d'un voyage d'inspection en Algérie. A cette occasion, il parcourt le pays pour rendre un rapport sur les routes, ponts et ports. Il meurt à son retour à Paris.
Son ingéniosité technique est passée à la postérité : il est connu pour avoir imaginé des perfectionnements d’accessoires et de machines comme la mécanique à battre les pieux, caissons, sonnettes à déclic, scie à récéper et machines à épuiser. Ses biographes soulignent qu'il a été très actif dans les sociétés savantes et a écrit un certain nombre de rapports destinés à améliorer les procédures et les instruments techniques.
 

Bibliographie

  • Base Léonore, des Archives nationales permettant l'accès aux dossiers des personnes nommées ou promues à l'ordre de la légion d'honneur
  • Sarrut, G. et Saint-Edme B., Biographie des hommes du jour [ ...], Paris : Librairie Pilout, 1838, T.4, 1ere partie
  • Tarbé de Saint-Hardouin, François Pierre-Hardouin, Notices biographiques sur les ingénieurs des Ponts et chaussées, depuis la création du corps, en 1716, jusqu'à nos jours, Paris : Baudry,‎ 1884

 

Exemples de travaux de la sous-série F/14 des Archives nationales:

  • Seine, plan, élévation et détails pour l'achèvement du quai du Louvre et pour la construction du port Saint-Nicolas, copie, 1808, AN/F/14/10078/1/40

 

 

 

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