La Seine à Argenteuil (Renoir, Caillebotte, Monet)

En 1783, l'ingénieur des Ponts et chaussées Pierre-Charles Lesage est chargé d'établir un projet de dessèchement à Argenteuil.

Cela fait suite au rapport d'Alexandre Chailloux, qui portait sur les plaintes des riverains concernant l'eau stagnante dans le faux bras du bourg d'Argenteuil.

 

 

Plan du quai et du faux-bras du bourg d'Argenteuil, 1783. Archives nationales, CP/F/14/10078/1/20

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Le plan est lavé selon les conventions. Même s'il s'agit d'un document technique (les cotes et la profondeur de l'eau sont ajoutés à l'encre rouge),

on remarquera l’attention portée à la représentation des jardins et de la végétation environnante, comme il est d'usage dans le troisième quart du XVIIIème siècle chez les ingénieurs des Ponts et chaussées.

 

 

 

 

Argenteuil peut-être considéré comme le berceau des impressionnistes.

 

En effet, c'est ici qu'a été officiellement créée l'association des peintres impressionnistes le 27 décembre 1873.

Les plus grands noms du mouvement - Monet, Pissaro, Renoir, Caillebotte, Manet ou Sisley - sont venus peindre Argenteuil.

 

Réputée pour ses régates, la ville fut choisie en 1867, dans le cadre de l'Exposition universelle,

comme lieu de compétitions internationales de voile.

 

 

 

 

 

 

 

 

Gustave Caillebotte est passionné de yachting.

Dès 1869, il remporte des régates sur la Seine et se fait remarquer par ses bateaux luxueux et novateurs. 

 

 

En 1881, il achète une maison au Petit-Gennevilliers, sur la rive de la Seine face à Argenteuil,

où se trouve le Cercle de la Voile de Paris.

"Caillebotte, dans cette localité toute proche d'Argenteuil, reprend le flambeau impressionniste qui a brillamment éclairé en son temps ce paysage."

Marie-Josephe de Balanda, Gustave Caillebotte, Lausane : Edita, 1988, p. 31.

 

Cliquez-ici pour en savoir plus sur ce tableau, Voiliers à Argenteuil, peint vers 1888.

 

 

 

 

 

 

Claude Monet s'installe à Argenteuil en décembre 1871 et fait des voiliers son motif de prédilection.

 

Mallarmé déclare en 1876, "Claude Monet aime l'eau et il a un talent tout particulier pour représenter sa mobilité et sa transparence,

qu'elle soit mer ou fleuve, grise et monotone ou colorée par le ciel. Je n'ai jamais vu un bateau posé plus légèrement sur l'eau dans ses tableaux, ni une voile plus mobile et plus légère que son atmosphère changeante."

 

 

 

 

 

 

Pour en savoir plus sur l'histoire de la navigation de plaisance au XIXème siècle, consultez l'exposition qui y est consacrée.